Janvier 2010, Maussane-les-Alpilles sous la neige

Beaucoup de neige, beaucoup de vent, beaucoup d'arbres au sol… beaucoup trop.

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C'est mon nom, David Hairion

 

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Je suis né le 16 janvier 1965 à Fourmies, dans le Nord de la France, à la frontière belge. Pas tout à fait “le plat pays”. En effet, à l'extrémité Est du Parc Régional de l'Avesnois, autant dire à la frontière Est du département du Nord (59), se situe un territoire enchanteur. Surnommé " la petite Suisse du Nord " pour ses immenses espaces verts, sa tranquillité et ses nombreuses forêts, ce territoire ressemble à un petit paradis. Ses forêts, on ne peut pas les manquer, celle de Trélon étant l'une des plus grandes du département, bien qu'elle soit moins connue que la forêt de Mormal par exemple. Dans l’arrière-pays, s’étend “la plaine blême, toujours la même” (Emile Verhaeren, le poète belge du début du siècle), jusqu’aux monts des Flandres, à l’est, et, au sud, jusqu’aux collines accidentées de l’Avesnois (225 m). Dans cette “petite Suisse” proche des Ardennes, les routes sinueuses rusent avec un bocage ponctué de vergers de pommes et d’étangs poissonneux. Partout ailleurs, c’est le “plat pays”, avec comme uniques montagnes des centaines de terrils, vastes collines artificielles, édifiées au cours des siècles avec les rebuts des mines de charbon. Le terril de Loos-en-Gohelle, le plus haut d’Europe, culmine à quelque 189 m. D’ici, par temps clair, on distingue les gratte-ciel de Lille, distants de plus de 40 km !

Depuis 20 ans, je vis dans la Vallée des Baux-de-Provence, entre Maussane-les-Alpilles et Saint-Rémy de Provence. Encore un pays de petites collines…

En 2006 et en France, environ 250 personnes portent le nom Hairion. Un nom qui figure approximativement au 40.000e rang des noms les plus portés en France.

En savoir plus…

hairion.info : un blog démarré en juin 2005, une sorte de compilation des drôles de textes et images qui circulent sur le web et un guide des bonnes adresses des Alpilles

madeinmouse.com : le site internet de l’agence conseil en communication que j’ai créée en 1989 à Maussane-les-Alpilles


À bientôt peut-être…

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L'avenir des Alpilles passera par le Rhône

ou petit argumentaire sur la nécessité d’un réseau d’irrigation sous pression à partir du Rhône

 

par Rémi Coste, Agriculteur
Maussane-les-Alpilles, le 5 août 2006


Bien sur l’idée n’est pas nouvelle ni originale. Qui d’entre nous franchissant le Rhône à Arles ou Tarascon n’a pas rêvé d’amener ne serait-ce que quelques mètres cubes de cette belle eau se perdant vers la mer pour irriguer ses oliviers, ses vignes ou autres cultures au sec ?

La sécheresse de ces dernières années remet en question de façon dramatique la culture des terres ne disposant pas de l’eau de nos fabuleux canaux d’irrigation. Il me semble aujourd’hui nécessaire d’interpeller nos décideurs politiques sur la brûlante urgence d’un réseau sous pression à partir de notre voisin le Rhône au même titre que nos courageux anciens entreprirent de capter une partie des eaux de Durance, il y a 150 ans, pour sauver la région de la désertification.


Et puis rappelez-vous votre mère pour vous reprocher votre manque d’idée vous disait déjà : “tu es tellement dégourdi que tu ne trouverais pas de l’eau au Rhône”. Allons donc la trouver cette eau et amenons-la dans nos belles Alpilles. En faisant mentir nos mères, nous ferons le bonheur de leurs petits enfants.


C’est pourquoi :
• Qu’on le veuille ou non la structure qui gérera dans le futur les Alpilles sera probablement et malheureusement confrontée à bien d’autres problèmes que le maintien des aigles de Bonnelli et en premier lieu au niveau écologique, agricole bref essentiel la gestion des sécheresses et inondations.

• C’est pourquoi dans un premier temps l’effort prioritaire doit être le maintien, l’entretien et l’amélioration des canaux d'irrigation de la Vallée des baux et des Alpines avec l'implication des collectivités car ces artères sont les seules vraies richesses de notre patrimoine écologique et environnemental.

• Creusés grâce à la sagesse et aux sacrifices de nos anciens, ils sont alimentés par la Durance et dépendant donc des barrages de Serre Ponçon et Sainte Croix ; il est à craindre que dans un proche avenir l’eau estivale leur soit comptée.

Il me paraît donc nécessaire de réfléchir dès à présent à un réseau d'irrigation sous pression à partir du Rhône, si proche de nos frontières doublant et complétant nos magnifiques canaux d’irrigation. Il y va du maintien de l’oléiculture sur les piémonts non irrigués, plus généralement de l’agriculture en zone non desservie par les fioles d’arrosage mais également une telle installation pourrait desservir des réseaux d’incendie, permettre l’irrigation de plantations collinaires, fournir de l’eau aux mairies et aux collectivités, pourquoi pas accompagner des projets touristiques, artisanaux ou industriels.

Dans le Midi quand on a de l’eau tout est possible.

Puis, après tout, quand on parle de pomper de l’eau du Rhône pour alimenter Barcelone on peut rêver de l’amener jusqu’à Eyguières.

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Canal des Alpines : Existe depuis 1850 environ, gravitaire à partir de la Durance

Canal de la Vallée des Baux : Entrepris vers 1870 après 8 ans d’extrême sécheresse, achevé en 1914, gravitaire à partir de la Durance ; 53 km de réseau principal (+ les fioles).



RÉSEAU SOUS PRESSION A PARTIR D’UN POMPAGE SUR LE RHÔNE


Avantages principaux :

1 Desserte des vergers et terres agricoles non desservies par le canal (très fort potentiel notamment oléicole)
2 Inscrire ce réseau dans un plan de défense d’incendies du massif et de la réhabilitation des surfaces brûlées
3 Fournir de l’eau aux communes et aux collectivités.
4 Accompagner des projets touristiques ou artisanaux ou industriels.
5 Quand on a de l’eau dans le Midi tout est possible.
6 Soulager et conforter les canaux existants souvent en limite de rupture.

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Présentation, Petit Argumentaire sur la nécessité d’irriguer les cultures au nord du canal de la vallée des Baux (Nord Alpilles les mêmes éléments peuvent être développés avec le canal des Alpines).


Après le gel de 1956 la plupart des oliveraies maintenues en culture furent celles où aucune autre culture ne pouvait être envisagée (maraîchage, pré, arboriculture) compte tenu de l’impossibilité de les irriguer.

On se trouve aujourd’hui dans la situation paradoxale d’une activité oléicole en expansion (pour diverses raisons bien sûr) et des oliveraies de moins en moins rentables du fait qu’elles sont situées en dehors de périmètre d’arrosage du canal de la Vallée des Baux (Idem côté Canal des Alpines). Ces oliveraies subissent de plein fouet ces dernières années de sécheresse extrême la perte de récolte et donc de revenu qu’elle entraîne.

Nous n’épiloguerons pas sur la nécessité agricole et environnementale de ces oliveraies. En ces périodes d’incendie leur rôle primordial est quotidiennement mis en avant. Mais en l’état actuel il est prévisible qu’une grande partie d’entre elles retournera en friche dans les prochaines années à venir faute d’arrosage, vu l’absence de rentabilité. On se retrouvera dans une situation d’abandon d’oliveraies existantes non performantes mais situées en piémont des Alpilles mettant en péril tout un plan important de l’économie locale et régionale sans parler du désastre écologique que l’abandon de ces terres “coupes feu” entraîne au fil des incendies.

Cette perspective n’a qu’une seule cause : l’absence d’arrosage. Et donc un seul remède : apporter de l’eau.

Il semble urgent de prendre l’initiative 1 de consolider les canaux d’irrigation actuels, 2 de créer un réseau en parallèle de ces canaux pour permettre de maintenir cet indispensable potentiel agricole (oléicole, viticole, arboricole…) 3 inscrire ce réseau dans le plan de défense d’incendie du massif et de la réhabilitation des surfaces brûlées et fournir de l’eau aux mairies et collectivités 4 pourquoi pas de support à des activités touristiques.

Ce projet ne peut être qu’envisagé de façon globale pour l'ensemble du massif des Alpilles et, afin de préserver et consolide l’existant (ASA) et non le concurrencer, doit fonctionner sur les bases logistiques de ces ASA.

L’idée la plus simple compte tenu de la situation géographique des Alpilles serait un pompage sur le Rhône avec un réseau pression remontant les canaux existants.

L’intérêt premier d’un tel réseau est qu’il desserve en premier les communes les dernières servies par le canal actuel. L’intérêt de le mettre en parallèle de l’existant serait de pouvoir utiliser les berges et ouvrages d’art du canal existant comme support principal de la canalisation et ainsi de maintenir aux ASA la gestion de l’eau d’arrosage (moins de travaux de génie civil, structure logistique ASA en place). Le tracé peut être total ou en pointillé suivant la nécessité d'alimenter des réserves incendie ou des réserves naturelles au sein du massif. L’avantage énorme : étant sur le Rhône dont le débit même estival ne serait pas affecté par ce pompage et peut pallier aux carences de Serre Ponçon et de la Durance.

En ce qui concerne les surfaces à arroser, sachant que la zone AOC Vallée des Baux est d’environ 2 000 hectares dont 80 % au sec le potentiel d’intérêt uniquement oléicole est de 1 600 hectares environ. Cela permettrait également de valoriser des friches actuelles en vue de l’installation de jeunes agriculteurs.

Les projets de ASA Vallée des Baux de 100 hectares sur Mouries, plus 170 hectares de demande nord canal lors de la révision 2004 de périmètre plus 120 hectares du projet des Baux en 1998 montre que sur simples espoirs d’irrigation l'intérêt est manifeste.

En ce qui concerne plus précisément l’olivier ses besoins en eau en irrigation goutte à goutte d’avril à octobre sont de 50 litres par jour. Pour un verger traditionnel de 200 pieds hectare le besoin en eau est de 10 m3 par jour ce qui reste modeste et devrait permettre des diamètres moins coûteux.

Par contre les bienfaits immédiats de l’irrigation sont un maintien puis un accroissement sensible de la production dû à la protection de la récolte en cours et l’encouragement des pousses nécessaires à la récolte suivante, avec une qualité d’huile supérieure à un verger stressé.

Pour démarrer un projet, il faut une volonté de quelques personnes. Je l’ai vécu en tant que Président des Producteurs d’Olive pour la construction du dossier de l’AOC Vallée des Baux, ou les quelques éléments moteurs ont entraîné l’adhésion de plus de 1 000 producteurs.


par Rémi Coste, Agriculteur
Maussane-les-Alpilles, le 5 août 2006

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