Vive le vin !

La loi Evin, comme vin, comme évincer, comme en vain… bref, la bien nommée n'a pas prévu la révolution Internet. En conséquence, évidemment, on se demande aujourd'hui si on peut, si on doit, utiliser la toile pour promotionner, expliquer, révéler, échanger… sur le vin. Notre ministre de l'économie, qui répond au député Gérard Charasse, n'y va pas de main morte...

 
Question (23/10/07)
M. Gérard Charasse attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi sur la promotion des vins français sur Internet
. En France, la promotion des vins est strictement réglementée par le code de la santé publique, dans le cadre de la propagande ou de la publicité, directe ou indirecte, en faveur des boissons alcooliques. Pour des raisons de santé publique, les opérations de promotion pour ces boissons sont autorisées exclusivement sur certains supports de communication, principalement la presse écrite à l'exclusion des publications destinées à la jeunesse, la radiodiffusion sonore par certaines catégories de radios dans certaines tranches horaires, les affiches et enseignes sur les lieux de vente. Cependant, la loi ne fait pas mention du média moderne qu'est Internet. Absent de la liste des supports autorisés, le réseau mondial de communication voit pourtant se développer la promotion de vins par des sites de vente en ligne. En bénéficient tout particulièrement les vins d'origine étrangère qui ignorent les restrictions de publicité de leurs concurrents français. Cette situation paradoxale favorisant la concurrence internationale sur notre marché intérieur se double d'une distorsion de concurrence au détriment des vins français sur les marchés extérieurs. Internet, support incontournable pour l'exportation dans une économie mondialisée, semble en effet sous-utilisé par les producteurs de vins français en raison notamment des incertitudes juridiques concernant les limites de la publicité sur ce réseau. Le développement des ventes à l'exportation est pourtant vital pour l'économie des régions viticoles de notre pays. Il lui demande si le Gouvernement envisage de faire évoluer le cadre réglementaire applicable à la promotion des vins français sur Internet.

Réponse (11/03/08)

Le nombre de décès attribuables à l'alcool en France est évalué à 45 000. L'alcool est directement à l'origine de pathologies comme la cirrhose du foie ou le syndrome d'alcoolisme foetal. Il est également impliqué dans la survenue de nombreux autres dommages : cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS), maladies de l'appareil circulatoire, cancers du foie, névrites optiques, polynévrites, mais aussi troubles psychiques, accidents, rixes et suicides. La littérature internationale montre bien que la réglementation et la restriction de la publicité en faveur des boissons alcoolisées constituent l'un des leviers essentiels dans une stratégie de lutte contre le risque alcool. En France, l'article L. 3323-2 du code de la santé publique énumère les supports sur lesquels la propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur des boissons alcoolisées est exclusivement autorisée, au titre desquels figurent entre autres la presse, la radio et l'affichage, l'envoi de messages, circulaires commerciales, catalogues et brochures par les producteurs, fabricants, importateurs, négociants... La volonté du législateur est notamment de protéger les plus jeunes en limitant le nombre de supports publicitaires autorisés. Le support publicitaire que constitue internet ne figurant pas à l'article L. 3323-2 du code de la santé publique, la publicité en faveur des boissons alcoolisées est interdite sur ce support, ainsi que l'a confirmé la récente ordonnance de référé du 8 janvier 2008 du tribunal de grande instance de Paris. Cette interdiction, qui concerne tous les types de boissons alcoolisées, les vins français étant à cet égard soumis aux mêmes dispositions que les autres boissons alcoolisées, quelles qu'en soient la teneur en alcool ou l'origine, se justifie d'autant plus que l'outil internet constitue un puissant vecteur d'information et de divertissement pour les plus jeunes. Il ne semble donc pas opportun de revenir sur cette position.

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Une carte gastronomique de la France

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On en a rêvé. Quelqu'un l'a fait, il y a quelques décennies. Il y a quelques  absences, quelques doutes, mais globalement, c'est bon. Et ça fait du bien de voir des mots gourmands qui se couchent sur le terrain…


Source

Carte gastronomique de la France par A. Bourguignon, Ex-chef de cuisine, Directeur de l'Ecu de France, 6 rue de Strasbourg, Paris, Sous le patronage de Curnonsky, prince des Gastronomes. Cette carte a été reproduite dans L'Illustration N° 4570 du 4 octobre 1930 (source à vérifier, je n'ai jamais disposé du journal entier).

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La France gastronomique en grand !

Un exemplaire de la carte de Monsieur Bourguignon, pièce unique de 4 x4 mètres entièrement peinte à la main, se trouve dans le hall d’entrée des foies gras Rougié à Sarlat. Je tiens cette information de Paul Adam, de La Cigogne Gourmande. Un grand merci pour les photos transmises…

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Merci les amis…

 
 
"Seuls l'amour et l'amitié comblent la solitude de nos jours.
Le bonheur n'est pas le droit de chacun,
c'est un combat de tous les jours.
Je crois qu'il faut savoir le vivre lorsqu'il se présente à nous."
Orson Welles

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C'est mon nom, David Hairion

 

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Je suis né le 16 janvier 1965 à Fourmies, dans le Nord de la France, à la frontière belge. Pas tout à fait “le plat pays”. En effet, à l'extrémité Est du Parc Régional de l'Avesnois, autant dire à la frontière Est du département du Nord (59), se situe un territoire enchanteur. Surnommé " la petite Suisse du Nord " pour ses immenses espaces verts, sa tranquillité et ses nombreuses forêts, ce territoire ressemble à un petit paradis. Ses forêts, on ne peut pas les manquer, celle de Trélon étant l'une des plus grandes du département, bien qu'elle soit moins connue que la forêt de Mormal par exemple. Dans l’arrière-pays, s’étend “la plaine blême, toujours la même” (Emile Verhaeren, le poète belge du début du siècle), jusqu’aux monts des Flandres, à l’est, et, au sud, jusqu’aux collines accidentées de l’Avesnois (225 m). Dans cette “petite Suisse” proche des Ardennes, les routes sinueuses rusent avec un bocage ponctué de vergers de pommes et d’étangs poissonneux. Partout ailleurs, c’est le “plat pays”, avec comme uniques montagnes des centaines de terrils, vastes collines artificielles, édifiées au cours des siècles avec les rebuts des mines de charbon. Le terril de Loos-en-Gohelle, le plus haut d’Europe, culmine à quelque 189 m. D’ici, par temps clair, on distingue les gratte-ciel de Lille, distants de plus de 40 km !

Depuis 20 ans, je vis dans la Vallée des Baux-de-Provence, entre Maussane-les-Alpilles et Saint-Rémy de Provence. Encore un pays de petites collines…

En 2006 et en France, environ 250 personnes portent le nom Hairion. Un nom qui figure approximativement au 40.000e rang des noms les plus portés en France.

En savoir plus…

hairion.info : un blog démarré en juin 2005, une sorte de compilation des drôles de textes et images qui circulent sur le web et un guide des bonnes adresses des Alpilles

madeinmouse.com : le site internet de l’agence conseil en communication que j’ai créée en 1989 à Maussane-les-Alpilles


À bientôt peut-être…

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Antoine qui dessine…

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Antoine et David au Mas Mérigot, Maussane-les-Alpilles, 1993 

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La femme est l'avenir du rugby

par Henry Broncan, directeur rugby du Sporting Union Agen


"La femme et le rugby ? Longtemps - encore ? - Le rugby fut - est ? - le symbole de la pratique sportive virile par excellence tout comme il fut le symbole du pouvoir blanc en Afrique du Sud. Ce rapprochement peut paraître choquant : est-il vraiment inexact ?

Comme beaucoup de joueurs de ma génération, j'ai trouvé normal que ma grand-mère puis… ma mère puis… ma première femme… puis ma seconde femme - un peu plus difficile avec elle - préparent mon sac d'entraînement puis de match et soient les responsables du nettoyage des crampons, chaussettes, shorts, maillots, survêts, K-way, etc. 3 à 4 fois par semaine… J'ai même vu, récemment, des épouses, après les matchs, porter les sacs de leurs champions afin que ces derniers puissent se rendre aux joies de la troisième mi-temps sans bagages superflus et sans… elles ! Par contre, quand le héros réputé invulnérable se blessait physiquement ou mentalement, qui le soignait ? Qui le consolait ?

En 2000, aux Éditions de la Maison des sciences de l'homme de Paris, Anne Saouter, docteur en anthropologie sociale et ethnologie, a écrit un ouvrage remarquable, Être rugby : jeu du masculin et du féminin. Quant au jeu pratiqué par les femmes, nous l'avons considéré comme une pâle et lointaine copie de « notre » sport, une pratique amusante à regarder, sourire en coin et ironie futile.

Les temps ont changé et les (anciens) machos battent leur coulpe. Elles ont d'abord investi le cadre des dirigeants, comblant les vides laissés par les lassés du bénévolat.

Les voilà secrétaires, trésorières et même présidentes : dans mon Gers, deux clubs, Bassoues - son donjon - et Panjas - son Armagnac - ont le bonheur, à la satisfaction générale, d'être dirigés par deux d'entre elles.

Puis, c'est au niveau de l'encadrement sportif qu'on les a découvertes, principalement dans l'encadrement des écoles de rugby (encore mamans ?). La meilleure éducatrice du FC Auch est une femme qui pourrait, sans problème, conduire des seniors. C'est chez ceux-ci qu'elles ont du mal à être admises mais ça viendra très vite. D'autres sont devenues journalistes ès-sciences rugbystiques (exemple : Judith Soula, Pascale Lagorce).

Leurs compétences sont reconnues. Alors que les hommes s'embrouillent et se noient dans des expertises physico-technico-tactiques, les femmes comprennent très vite la dimension mentale, essentielle dans ce sport. Elles pigent plus vite que nous les relations des joueurs entre eux, leurs excès ou leurs manques de confiance, l'individualisme de certains, etc. J'ai souvent besoin de leurs yeux neufs pour améliorer mes yeux fatigués !

De plus, le rugby féminin a considérablement progressé : tandis que chez les hommes, les « petites » séries cherchent à copier le haut niveau sans tenir compte des lacunes physiques et techniques, il y a maintenant un rugby de haut niveau, chez les femmes, propre à leurs qualités et le spectacle suit et nous sommes admiratifs !

Il y a quinze jours, invité à un tournoi de rugby à 7 à Buzet-sur-Baïse, j'ai découvert une jeune demi d'ouverture plaquant à la perfection, jouant au pied par-dessus le rideau, attaquant la ligne… je l'ai désignée « meilleure joueuse » du tournoi et il n'y avait aucune galanterie dans mon choix !"

Article paru dans le journal L'Humanité
le 6 septembre 2007


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Romuald Royer, cuisinier de Générations.C au Lido, à Propriano, en Corse

Propriano, le 16 août 2007

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Je me nomme Romuald Royer. J’ai eu 20 ans en l’an 2000. Je suis né et j’ai grandi au sud de la Corse, à Propriano, dans un petit port de pêche au bord de la mer Méditerranée, adossé aux montagnes. Un pays très vivant qui pousse à la curiosité. Un pays à la fois dur et généreux. J’ai choisi d’y devenir cuisinier. Poissons et crustacés du Valinco, charcuteries, légumes, veau, fruits, fromages, miels, vins… ici, on est des enfants gâtés. Mon nez est comme un périscope flottant, mes mains sont toujours en mouvement, j’aime terriblement manger… je suis heureux d’apprendre goulûment le métier de cuisinier.

En cuisine tous les jours, au restaurant Le Lido, à Propriano, une entreprise familiale créée par les parents de mon beau-père mentor, Antoine Pittilloni, en 1932...


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Antoine Pittilloni est né cuisinier. Il a grandi sur un rocher, avec la mer de tous côtés, dans le golf du Valinco, entre une barque de pêcheurs, une marmite de soupe toujours fumante et un vivier à langoustes toujours rempli. Ses parents, créateurs du Lido en 1932, lui ont transmis généreusement le témoin, c’est-à-dire essentiellement l’amour du travail bien fait et le bonheur de partager. Si ce n’est l’expérience de la création du Clams, restaurant où il cuisinait “devant le client” à Ajaccio dès 1972, c’est au Lido qu’il régale avec malice des générations de convives.

Dans un décor magique, entre ciel et mer, dans l’infini du bleu, la carte s'est élargie à bien d'autres saveurs iodées et terriennes.

 

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www.le-lido.com

 

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L'huile d'olive

Raymond Thuilier, dans son ouvrage "Les grandes heures de Baumanière", rapporte les paroles d'un dénommé Gustave Thibon, au cours d'un repas dominical : "Le monde se divise en deux, une frontière passe à côté de la Loire ; au sud de cette ligne sont de petits hommes bruns qui mangent la cuisine à l'huile et ce sont des Dieux ; au nord de cette ligne, ce sont les hommes blancs qui mangent de la cuisine au beurre et qui sont-ils ? Ce sont des esquimaux…".

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Le buveur justifié, par Anacréon XIX

La terre boit la pluie
Et les arbres la terre
La mer se désaltère au passage des brises
Le soleil boit la mer
La lune, le soleil
Pourquoi donc camarades se défendre de boire ?


Anacréon XIX (époque gréco-romaine)

Anacréon, né vers 550 av. J.-C. à Téos, en Ionie, mort vers 464 av. J.-C., est l'un des plus grands poètes lyrique grec avec Alcée de Mytilène et Sappho. Il fut surnommé Le chantre ou le vieillard de Téos.

On en sait peu sur sa vie. Selon la tradition, il serai né à Téos une ville Ionienne sur les cotes d'asie mineure. Le nom et l'dentité de son père reste sujet à discussion, il y aurait quatre possibilités : Scythianos, Eumélos, Parthénios, ou Aristocritos. Il s'exile, vers 540, pour Abdère quand Harpage, général de Cyrus II, prend sa ville natale. Anacréon part ensuite pour Samos, où il est protégé par le tyran Polycrate, qu'il loue dans ses poèmes.

Après la mort de ce dernier en 522, il est invité par Hipparque à Athènes. Là, il fréquente le cercle d'artistes rassemblé par le tyran et les meilleures familles de la cité. Il se lie en particulier avec Simonide de Céos et Xanthippe, père de Périclès. Il célèbre également la beauté de Critias, fils de Dropidès et héros du dialogue de Platon qui porte son nom (cf. Critias). Après la chute des Pisistratides, il regagne son Ionie natale.

Il meurt à l'âge de 85 ans à Téos. Selon la tradition, il se serait étouffé avec un raisin sec. Simonide lui dédie deux épitaphes, Athènes érige sa statue sur l'Acropole et Tégée place ses portraits sur sa monnaie.

Œuvre
Anacréon se consacre principalement à la poésie amoureuse et à la poésie de banquet. Ainsi, la statue que lui consacrent les Athéniens le représentent comme un poète inspiré par Dionysos. Le style d'Anacréon se caractérise par sa légèreté et son charme. Le vin est loué mais sans excès (« dix mesures d'eau pour cinq de vin, voilà le bon mélange », fgt. 11), l'amour doit également rester mesuré (« Je n'aime et je n'aime pas. Je suis fou et je ne suis pas fou », fgt. 83). Ce style est rapidement connu sous le nom d'« anacréontique ». On appelle ainsi Anacreontea des recueils de poèmes légers.

Il emploie des mètres variés ; les strophes les plus courantes sont composées de mètres glyconiens terminés par un mètre phérécratien, ou de mètres dits « anacréontique », composés d'ioniques mineurs. Ce type de strophe rencontrera un très grand succès par la suite, chez les Grecs comme chez les Romains.

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